Pas d’accord.
November 10, 2008 at 8:09 pm | In culture | Leave a CommentTags: études à l'étranger, cou de gueule, erasmus, scolarship, university, voyages
Puisqu’il faut s’abonner au Monde.fr pour réagir aux articles -ce qui est payant- je vais donc utliser un autre outil de la toile qui me permettra d’exprimer mon désaccord. En effet, je suis tombée aujourd’hui par hasard sur un article du Monde.fr concernant les mobilités des étudiants à l’étranger, et entre autres cette phrase a attiré mon attention : “La mobilité ne concerne qu’une minorité d’étudiants “initiés et aisés”, reconnaît Mme Pécresse même.” (Le Monde.fr, 10.11.2008). Initié, ça, oui, il faut l’être. Et armé de patience aussi. Mais de là à dire “aisés” : Non. C’est justement ce qui m’a choquée. Le fait de partir à l’étranger en mobilité, peut-être pour un semestre ou pour une année, entraîne des frais, certes. Et dont le paiement doit être avancé. Même si les bourses Erasmus sont assez peu conséquentes, quoique cela dépende des pays, elles permettent de couvrir un certain nombre de frais supplémentaires. Quand on considère le prix des études en France, il faut bien admettre qu’une aide financière, même symbolique, est toujours bonne à prendre.
Personnellement, c’est le quatrième semestre que j’effectue à l’étranger, dans trois pays différents (sans compter la France, cela va de soi). Or il se trouve que les séjours à l’étranger me reviennent toujours moins cher que d’étudier en France. Peut-être parce que j’ai choisi de passer du temps en Europe de l’Est, ce qui, il faut le reconnaître, en tant qu’Occidentale joue en ma faveur. Mais il existe beaucoup d’autres aides en sus, qui, contrairement à ce que dit l’article, nous sont indiquées avant le départ, ainsi que les procédures à suivre. Il s’agit par exemple des aides départementales, des aides régionales, voire d’Etat en ce qui concerne les étudiants boursiers; pour ces derniers ces aides sont en sus de l’allocation de bourse normale, ce qui est tout à fait intéressant!
Bien sûr il faut de la débrouillardise. Mais il en faut aussi pour s’inscrire à l’Université -en France du moins! Claire Guichet, présidente de la Fédération des associations générales étudiantes, citée dans le même article, reconnaît d’ailleurs dans l’interview en streaming sur la même page, que les données sur lesquelles se base cedit article et l’étude dont il est question, ne repose que sur les chiffres du programme d’échange Erasmus. Certes c’est le plus célèbre. Peut-être aussi le plus répandu. Mais il existe bien d’autres possibilités d’étudier à l’étranger qu’il ne faudrait pas ommettre ; parfois même les aides sont plus intéressantes que le célébrissime “Erasmus”. Je pense entre autres à l’Université Franco-allemande, qui met en place des programmes de DOUBLE-diplôme, ce qui donc résoud le problème de la reconnaissance des examens, raison évoquée en fin d’article.
Voilà, tout ça pour dire que je ne suis pas d’accord, et que je trouve qu’expliquer un problème complexe à un public qui n’est peut-être pas initié -justement- c’est bien, mais qu’il ne faudrait pas que cela empêche de considérer toutes les facettes du problème. Et de le restituer dans sa réalité. A.K
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